Communiqué DAL31 : Réprimez cette misère que l’État refuse de voir

Version textuel :

REPRIMEZ CETTE MISERE QUE L’ETAT REFUSE DE VOIR !

Suite au délogement du camp de Saint Denis à Paris, diverses associations et avocat.es ont décidé, avec les sans-abris de mettre en place un camp de réfugié.es, Place de la République à Paris. Cette initiative non-violente avait pour but de mettre au grand jour les conditions de vie délétères des migrant.es et sans-abris sur le territoire français.
Hier, sous les gaz lacrymogènes et les différentes offensives violentes des forces de police s’est déroulée une manœuvre glaçante : l’expulsion de leurs tentes des personnes manifestant pacifiquement et la saisie de leur seul abri.
 
UNE RÉALITÉ DÉSAVOUÉE
Cette situation démontre l’hypocrisie gouvernementale vis-à-vis de la crise du logement.
Au sein de la ville de Toulouse, ce sont plus de 4 200 personnes qui vivent sans-logement et subissent une situation d’extrême précarité. En parallèle, demeurent 23 000 logements vacants et 240 000 m² de bureaux inoccupés.
 
Encore une fois, l’Etat stigmatise, l’Etat réprime, l’Etat chasse les pauvres, préférant réagir manu militari plutôt que de s’attaquer véritablement à la précarité ! Pourtant, à l’heure de la pandémie, notre seul remède efficace reste la solidarité.
 
Nous rappelons également que les Préfectures disposent d’une obligation de résultats en terme d’hébergements, et cette obligation est valable pour toute personnes avec ou sans papier !
 
APPELONS À :
– Un plan d’aide d’urgence d’hébergement des sans-abris sur l’ensemble du territoire
– Un financement public massif pour la construction de logements TRES sociaux (PLAI)
– La taxation de – Réprimez cette misère que l’État Rvoir. nt cher et l’arrêt de toute ponction sur les fonds du logemRent social
– Un moratoire des procédures d’expulsion
– La revalorisation des APL
– L’application de la loi de Réquisition par la Mairie de Toulouse et la Préfecture
– De manière générale : le respect du droit au logement et l’application de la loi DALO
 
UN TOIT C’EST UN DROIT !
 
 
 
DAL31
24-11-20

STOP A LA GENTRIFICATION TOULOUSAINE,NON AUX GHETTOS DE RICHES

Notre réaction suite aux annonces de la mairie sur le quai saint-pierre

Alors que Toulouse reste en deçà des obligations réglementaire en terme de nombre de logements sociaux
Alors que Toulouse affiche plus de 30 000 demandes en cours de logements sociaux non satisfaites
Alors que la Préfecture 31 et la Mairie de Toulouse rabâchent sans cesse qu’il n’y a pas suffisamment de place d’hébergement alors même que Toulouse compte 23 000 logements vides et 240 000 m2 de bureaux vides et qu’elles auraient la possibilité d’appliquer un arrêté de réquisition…

La Mairie de Toulouse continue de vendre petit à petit notre jolie ville rose aux promoteurs immobiliers pour continuer de faire fleurir des appartements de luxe ! Hier, c’était la construction d’appartement de luxe dans l’enceinte de l’hôpital La Grave (11 000euros/m2), aujourd’hui, c’est le bazacle, et bientôt ? La cité administrative qui a pourtant fait l’objet d’une rénovation massive de plusieurs millions d’euros et qui va finalement être reconstruite à neuf à deux pas de l’actuelle cité !

STOP A LA GENTRIFICATION
STOP A LA POLITIQUE D’URBANISME ET D’AMÉNAGEMENT CONSTRUITE PAR LES RICHES POUR LES RICHES

  • Construisons MASSIVEMENT des logements TRES Sociaux (PLAI)
  • Encadrons les loyers comme c’est déjà le cas d’en d’autres grandes villes (notamment Paris)
  • Réquisitionnons les bâtiments vides pour créer des places d’hébergement et des logements sociaux, pour permettre à toutes et tous de vivre DIGNEMENT, dans une ville solidaire, cosmopolite, et

Un Toit C’est Un Droit !

Et si la préfecture de Haute-Garonne respectait la loi toute l’année ?

 
La préfecture de la Haute-Garonne vient d’annoncer la création de quelques 350 places d’hébergement à Toulouse.
Une nouvelle soulageante mais complètement insuffisante au vue des 4 200 personnes à la rue ou vivant dans des conditions d’extrême précarité à Toulouse !
La préfecture prévoit de nouvelles places dans le centre d’hébergement de la Roseraie, l’ouverture d’autres sites ainsi que la mobilisation d’hôtels.

Au lieu d’appliquer la loi de réquisition, la préfecture choisit d’entasser des personnes nécessiteuses en hôtels et centres surpeuplés !
Ces mesures sont prises dans l’urgence et n’assurent aucune pérennité aux personnes concernées !
L’info fait bonne presse à la préfecture de Haute-Garonne mais les besoins sont beaucoup plus nombreux !  Nous rappelons que la Préfecture à des obligations de RÉSULTATS en terme d’hébergement et qu’Emmanuelle Wargon demandait le 3 novembre dernier à tous les Préfets de France une mise à l’ abris générale de toutes les personnes sans abris !

Et pourtant, lors de nos deux derniers rendez-vous à la Préfecture de Haute Garonne, celle-ci nous affirmait qu’elle ne disposait pas de places suffisantes pour héberger les familles du 36 rue Roquelaine et les étudiant.e.s du collectif des étudiant.e.s sans abris, qui sont pourtant toutes et tous reconnu.e.s prioritaires pour l’hébergement, et que c’est la Préfecture elle-meme qui dispose de la compétence pour l’Hébergement !
Si la préfecture respectait la loi durant l’année, les besoins ne seraient pas si importants pendant la trêve hivernale !

Il est donc plus urgent que jamais d’exiger :
– Un financement public massif pour la construction de logements TRES sociaux (PLAI)
– La taxation des plus values de spéculation immobilière et du logement cher et l’arrêt de toute ponction sur les fonds du logement social
– Un moratoire des procédures d’expulsion
– La revalorisation des APL
– L’application de la loi de Réquisition par la Mairie de Toulouse et la Préfecture
– De manière générale : le respect du droit au logement et l’application de la loi DALO

 
Un Toit C’est Un Droit !
Le DAL31
18/11/20



L’article d’annonce des ouvertures de place par la Préfecture
Cliquez ici

300 000 SDF en 2020 ! Bienvenue en France !

Version textuelle  :

Automne 2020

Situation des personnes sans domiciles : Bienvenue en France !

 
 
«Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans abri. Le gouvernement s’est beaucoup engagé ces derniers mois dans cette direction a beaucoup amélioré les choses, mais il y a encore des situations qui ne sont pas acceptables. Que je n’accepte pas davantage que vous. Nous continuerons donc l’effort indispensable pour réussir à pleinement respecter l’engagement que j’ai moi-même pris devant vous. Comptez sur ma détermination entière en la matière.»
Emmanuel Macron, 31 Décembre 2017
 
C’était il y a maintenant presque deux ans, Emmanuel Macron avait promis, lors de ses vœux pour l’année 2018, un domicile aux sans abris et de nouveaux logements pour les locataires de logements en état d’insalubrité. 
 
Quel en est-il de cette promesse, aujourd’hui, à l’automne 2020 ?
 
Près de 300 000 personnes sans domiciles en France
 
 
Selon les estimations de la fondation Abbé Pierre, ce serait bel et bien près de 300 000 personnes qui serait aujourd’hui sans-logis sur le territoire national. Loin de sa promesse de mettre un terme au sans-abrisme, Emmanuel Macron, semble en avoir accentué la gravité au cours de son mandat. Face à cet échec, c’est donc une fois de plus à la solidarité de prendre le relai, comme le dit le délégué général de la fondation :
 « On ne se sauvera pas les uns sans les autres. »
 
 
La crise de la COVID-19, un facteur aggravant ?
 
 
Il serait pertinent de penser que gérer la crise causée par le virus SARS-CoV-2 soit prioritaire vis-à-vis de la lutte pour l’accès à un toit en France, néanmoins, selon une enquête menée par Médecins sans frontières, Epicentre et l’Institut Pasteur sur le sujet, il semblerait que pour lutter efficacement contre la COVID, une lutte pour l’hébergement de masse soit nécessaire !
 
« Il ne faut pas que les dispositifs d’urgence qui permettent de mettre à l’abri temporairement des personnes sans hébergement, notamment à l’approche de la période hivernale, contribuent à créer de nouveaux foyers de contamination »,alerte Corinne Torre, cheffe de mission en France pour MSF.
 
L’hiver approchant et au vu des alertes lancées par ces diverses associations et fondations, il semblerait que la lutte pour l’obtention d’un domicile pour tous.te.s soit plus préoccupante que jamais.
 
 
Exigeons ensemble :
 
– Un financement public massif pour la construction de logements TRES sociaux (PLAI)
– La taxation des plus values de spéculation immobilière et du logement cher et l’arrêt de toute ponction sur les fonds du logement social
– Un moratoire des procédures d’expulsion
– La revalorisation des APL
– L’application de la loi de Réquisition par la Mairie de Toulouse et la Préfecture
– De manière générale : le respect du droit au logement et l’application de la loi DALO
 
Un toit c’est un droit !
 
 
 
Faire un don pour soutenir notre lutte : http://daltoulouse.org/?p=715

Rassemblement en soutien à Sébastien (DAL Montpellier)



Lundi 9 novembre, nous nous sommes rassemblés devant le foyer ADOMA de St Cyprien à Toulouse, pour soutenir Sébastien du DAL Montpellier et les autres locataires du foyer ADOMA du Père Soulas à Montpellier, qui dénoncent leurs conditions de vie depuis le printemps, sans être entendus, à peine écoutés. Lassé de cette situation, Sébastien a entamé une grave de la faim il y a 8 jours. Nous étions donc une quarantaine sur place, ressemblant différents collectifs (Comité Vérite & Justice 31, CGT Santé, ancien.ne.s de Justice et dignité pour les Chibanis et de Echanges et Savoirs Mémoires Actives, ainsi que des locataires d’ADOMA Toulouse)

Cette lutte est légitime, des témoignages à Toulouse expriment les mêmes difficultés, les mêmes abus de pouvoir, la détermination de Sébastien est implacable, nous espérons que les décideurs vont se remettre en cause vite, à Montpellier, à Toulouse et ailleurs !!! Des logements dignes et abordables, c’est pour toutes et tous, sans condition, dans soumission !
 
Cliquez ici pour retrouver l’ensemble des photos (Encore une fois merci à Benoît Maestre)

Campagne de dons pour les habitant.e.s des réquisitions

Nous lançons une campagne de dons (défiscalisables) afin de pouvoir subvenir aux besoins actuels des familles qui habitent les réquisitions du Centre Solidaire Abbé Pierre et du 36 rue Roquelaine. En effet les restrictions imposées par les mesures sanitaires empêchent ces familles d’avoir accès à certains organismes de dons alimentaires. La qualité de leur alimentation se dégrade sérieusement, sachant en outre que la réquisition de la rue Roquelaine compte 4 enfants ! Par ailleurs, depuis sa création, le DAL 31 cherche à garder son indépendance, de ce fait nous refusons un certain nombre de subventions… Nous faisons donc appel à votre générosité pour nous permettre de préserver le bien-être des habitant.e.s de ces réquisitions. 

 
Voici le lien vers la cagnotte
 https://cutt.ly/ZgZjF4b

Si vous souhaitez (également ou plutôt) faire des dons en nature aux habitant.e.s de la réquisition, vous pouvez sonner directement à la porte du 36 rue Roquelaine, ou envoyer un mail au , ou encore en message privé. Ces dernier.e.s ont besoin de riz, pâtes, semoule, fruits et légumes frais (pas de conserves), farine, huile, beurre, oeufs, poisson, viande (hallal), gel hydroalcoolique et des produits d’entretien antibactériens (type Javel ou Sanytol).

Merci pour elles & eux !!

Communiqué DAL31 : avant de confiner, relogez !

CP-DAL

 

 

Version textuel :

AVANT DE CONFINER, RELOGEZ !

 
Mercredi 28  et jeudi 29 octobre, Emmanuel Macron et son gouvernement ont annoncé un reconfinement. A la suite du confinement de Mars, les dirigeants français se disent instruits des enseignements de la première vague et investis d’une mission de protection de la population. Néanmoins, derrière des annonces appelant à la « solidarité nationale«  se cache une réalité impitoyable : celle des mal logé.e.s, des sans logis et des locataires précaires.
 
Malgré l’annonce du 3 novembre d’Emmanuelle Wargon, demandant aux Préfets de France « d’ouvrir autant de places que nécessaire pour une mise à l’abri générale », le PIAO (115) n’est pas en capacité de fournir un hébergement aux personnes sans-logis. Ceci expose ses personnes :
 
A vivre dans des conditions d’hébergement ne respectant pas les normes d’habitabilité[1], des hôtels et des foyers dans lesquels doivent cohabiter dans d’uniques pièces des familles avec enfants ou plusieurs personnes isolées. 
 
Des risques de contamination à la Covid-19 plus élevée que le reste de la population en raison de leurs conditions de travail exposées et de leur condition d’hébergement [2]
 
Et une situation de risques plus élevée que le reste la population, due à leurs emplois souvent précaires, en effet,
 “Les personnes appartenant au cinquième de la population ayant les revenus les plus faibles ont, toutes choses égales par ailleurs, une fois et demie plus de risques d’avoir une de ces comorbidités que les personnes appartenant au cinquième de population ayant les revenus les plus élevés” [3]
 
De plus, les mal logé.e.s et sans logis, déjà soumis.e.s à des pressions quotidiennes dues à l’insalubrité de leur lieux de vie : Air rendu irrespirable par l’humidité, rats, nuisibles tels que les punaises de lit, pressions des marchands de sommeil si ils-elles dénoncent leurs conditions d’habitations ou tardent à payer leur loyer et aux conflits intra-familiaux, se verront également confronté.e.s à des complications dues aux décisions de l’Etat français :
 
Durant le mois de novembre, de nombreuses personnes se verront convoquées au tribunal en vue d’être expulsées de leur logement en 2021;
Condition d’accès au chômage récemment modifiées compliquant l’accès à cet aide ;
Amendes de 135€ car ils-elles vivent à la rue ou ne possèdent pas de moyen d’obtenir et de présenter d’attestations de sortie ;
Diminution de 3,2 milliards d’euros sur le budget des APL programmées en 2021 dans le cadre de la loi finance, main basse sur le 1% logement [4] ;
Criminalisation des occupants sans titre de logements vacants.
 
Le Droit Au logement 31 appelle à la mobilisation des sans logis, des mal-logé.e.s et des locataires qui payent le lourd tribut du COVID, tandis que d’autres fuient l’épidémie avec leur avion particulier, pour manifester même pendant le confinement et exiger :
– L’application de la loi de réquisition alors que 3,1 millions de logements sont vacants; 
– Le respect et l’application de la loi DALO et du Droit à l’hébergement jusqu’au relogement stable, décent et accessible; 
– La révision du projet d’ordonnance sur le logement indigne en vue de renforcer les droits des victimes et leur protection; 
– Un moratoire des procédures d’expulsion
– L’effacement des dettes de loyer et d’accession à la propriété
– Le rétablissement et le renforcement des APL en HLM
– Un financement public massif pour produire de vrais logements sociaux (PLAI) , l’abandon de toute ponction sur les fonds du logement social
– La baisse des loyers dans le secteur locatif privé et une police du logement pour vérifier le bon respect des droits des locataires tels que l’encadrement, le gel des loyers à la relocation, la décence du logement et la bonne qualité des nouveaux logements et des réhabilitations thermiques de plus en plus bâclées…
– La taxation des plus-values tirées de la spéculation immobilière et du logement cher.
 
Nous exigeons également, au vu du contexte sanitaire, le relogement digne et pérenne pour les familles du 36 rue roquelaine. Nous exigeons le relogement des 11 étudiant-e-s sans-abris et de nos deux adhérent-e-s locataires récemment expulsé-e-s qui sont toujours sans solution. Alors que le gouvernement met la priorité sur l’ouverture des écoles et collèges, sur sa « grande mission » protectrice, les pouvoirs locaux feraient mieux de mettre leur priorité à reloger dignement. Encore plus pour des situations qui sont connus des service préfectoraux. Faire la sourde oreille ne règle rien mais montre bien le côté peu humain de ces services.
Ce qui est indigne, c’est cette politique hypocrite. Comment se confiner sans toit ? Comment se confiner dans un logement vétuste ?
 
Un toit c’est un droit !
 
Le DAL31
06-11-20
 
 
[1] Le surpeuplement est calculé de la manière suivante : 9m2 pour un personne, 16m2 pour 2 personnes, et 9 m2 par personne supplémentaire.
 
 
[3]Dossier de la DREES sur la question: https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dd62.pdf
 
[4] L’argent du 1% logement, principal financeur de la production nouvelle de HLM est convoité par l’état pour combler les baisses d’impôts des riches et les largesses faites aux entreprises sans contrôle.

 

 

Communiqué suite à la rencontre avec la préfecture pour les familles du 36 rue roquelaine

FAUT-IL PROPOSER UNE FORMATION A LA PRÉFECTURE DE HAUTE-GARONNE POUR QU’ELLE DAIGNE RESPECTER LES LOIS EN MATIÈRE D’HÉBERGEMENT ?!

Après l’action banderole et le rassemblement de jeudi dernier pour le relogement des familles du 36 rue roquelaine, une rencontre entre le DAL31 et la préfecture avait lieu vendredi afin d’entamer des négociations. Voici notre retour :

Vendredi 30 octobre, après presque 10 mois de lutte, les familles de la Réquisition du 36 rue Roquelaine et le DAL 31 ont enfin été reçu par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) de la Préfecture de Haute-Garonne. Mais notre enthousiasme a vite laissé place à l’indignation, malgré quelques avancées sur certaines situations, laissant entrevoir que la lutte commence à payer !

Alors que les informations concernant les familles lui ont été communiquées dès le 19 janvier dernier, la Préfecture a semblé découvrir les situations des familles. Aucune proposition n’a été faite et la DDCS a renvoyé la balle à d’autres, oubliant qu’elle seule avait la compétence de l’hébergement et qu’elle avait à ce titre, des obligations de résultats et non de moyens en terme d’hébergement !

La Préfecture semble également oublier que toutes les familles ont fait de nombreuses démarches et ont toutes été reconnues prioritaires pour l’hébergement. Elle ne semble pas plus préoccupée par les différents procès en cours pour exiger d’elle qu’elle respecte la loi, par les décisions de justice qui condamnent son inaction, ni par l’astreinte de 11 350 euros qui vient de lui être imposée pour ne pas avoir rempli ses obligations pour l’une des familles de la réquisition !

La question, contrairement à ce qu’affirme la préfecture, n’est pas sur la possession de papiers français ou non de certain-es habitant-e-s. La préfecture se doit légalement de les loger quelque soit leur situation administrative. A la phrase « Je représente l’Etat, et je ne vous laisserai pas poser d’ultimatum à l’Etat » que nous a sortie la représentante de la préfecture face à notre intention de continuer de lutter (rappelant la fameuse citation « l’Etat c’est moi ! »), il faudrait lui rappeler que l’Etat doit appliquer ses lois avant tout. Toutes, pas juste celles qui l’arrange. Et donc l’hébergement également !

Enfin, le 27 novembre prochain aura lieu le procès d’expulsion de la Réquisition, attaquée par le Ministère des Finances lui-même ! Interpellée à ce sujet lors de ce même rendez-vous, la Préfecture n’a pas souhaité se positionner sur ce sujet. Ne manquant pas de rappeler l’illégalité de cette occupation, elle en a encore oublié sa propre illégalité en matière d’hébergement !

Cela a assez duré ! Dix mois de silence! Dix mois d’inaction! Dix mois de mépris! Dix mois d’illégalité! STOP !

RELOGEMENT IMMÉDIAT DES FAMILLES DE LA RUE ROQUELAINE,

Un Toit C’est Un Droit !

Le Collectif Un Toit Pour Apprendre

03/11/20

Bons solidaires : une étape mais pas suffisant !

En ce début de deuxième confinement, le département de Haute Garonne a décidé de renouveler le dispositif des Bons solidaires : des bons de 150 à 300 euros (selon la situation des personnes) sont octroyés aux personnes (et familles) isolées, précarisées par la situation actuelle et résidentes en Haute Garonne. Les bons sont délivrés sous forme de titres de paiement nominatifs pour des achats de première nécessité. Enfin, il est possible de faire jusqu’à 3 demandes par an. La demande se fait sur le site du département en remplissant le rapide formulaire en ligne.
 
Au niveau du DAL31 on tient à dire :
– ça va dépanner un petit peu les précaires donc merci..
– mais les sans-logis et mal-logé.e.s attendent plus que des aides ponctuelles, iels réclament la construction de plus de logements abordables et une revalorisation des APL alors que 3,2 milliards de ponctions sur les APL sont programmées pour 2021 dans la loi de finance, que le 1% logement est ponctionné par le gouvernement, et que les occupants sans titre de logements vacants sont criminalisés
 
 

NON AUX EXPULSIONS PENDANT L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE !

EXPULSION – Toutes les expulsions sont indignes, celle-ci dépasse entendement !
Vendredi, on vous alertait sur la situation d’Ali, 70 ans, expulsé mardi 20/10 de son logement social sur décision de la Préfecture alors que l’état d’urgence sanitaire est prolongé et qu’il est considéré comme une personne « à risque » !

• Le 115 n’a pas d’hébergement, sur-saturé en temps « normal », c’est pire encore actuellement suite aux fermetures des centres d’hébergement d’urgence pour cause de pandémie.
• Ali dort à hôtel, cela lui coûte 36€ la nuit, il ne pourra pas tenir longtemps. Toutes ses affaires sont dans son logement dont la porte est soudée, il n’a plus aucun repère. Il passe une partie de ses journées à chercher sur le site internet Le Bon Coin un logement dans le parc locatif privé, sans succès … Il a un carnet pleins d’annonces.

➡️ Nous attendons du préfet de l’Occitanie l’application de la loi L345-2 et L345-2-2 du code de l’action sociale et des familles : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique OU sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ».

➡️ Nous attendons une réponse de son ex-bailleur social Les Chalets qui n’a pas totalement fermé la porte à une nouvelle proposition de logement