Communiqué DAL31 : Réprimez cette misère que l’État refuse de voir

Version textuel :

REPRIMEZ CETTE MISERE QUE L’ETAT REFUSE DE VOIR !

Suite au délogement du camp de Saint Denis à Paris, diverses associations et avocat.es ont décidé, avec les sans-abris de mettre en place un camp de réfugié.es, Place de la République à Paris. Cette initiative non-violente avait pour but de mettre au grand jour les conditions de vie délétères des migrant.es et sans-abris sur le territoire français.
Hier, sous les gaz lacrymogènes et les différentes offensives violentes des forces de police s’est déroulée une manœuvre glaçante : l’expulsion de leurs tentes des personnes manifestant pacifiquement et la saisie de leur seul abri.
 
UNE RÉALITÉ DÉSAVOUÉE
Cette situation démontre l’hypocrisie gouvernementale vis-à-vis de la crise du logement.
Au sein de la ville de Toulouse, ce sont plus de 4 200 personnes qui vivent sans-logement et subissent une situation d’extrême précarité. En parallèle, demeurent 23 000 logements vacants et 240 000 m² de bureaux inoccupés.
 
Encore une fois, l’Etat stigmatise, l’Etat réprime, l’Etat chasse les pauvres, préférant réagir manu militari plutôt que de s’attaquer véritablement à la précarité ! Pourtant, à l’heure de la pandémie, notre seul remède efficace reste la solidarité.
 
Nous rappelons également que les Préfectures disposent d’une obligation de résultats en terme d’hébergements, et cette obligation est valable pour toute personnes avec ou sans papier !
 
APPELONS À :
– Un plan d’aide d’urgence d’hébergement des sans-abris sur l’ensemble du territoire
– Un financement public massif pour la construction de logements TRES sociaux (PLAI)
– La taxation de – Réprimez cette misère que l’État Rvoir. nt cher et l’arrêt de toute ponction sur les fonds du logemRent social
– Un moratoire des procédures d’expulsion
– La revalorisation des APL
– L’application de la loi de Réquisition par la Mairie de Toulouse et la Préfecture
– De manière générale : le respect du droit au logement et l’application de la loi DALO
 
UN TOIT C’EST UN DROIT !
 
 
 
DAL31
24-11-20

Et si la préfecture de Haute-Garonne respectait la loi toute l’année ?

 
La préfecture de la Haute-Garonne vient d’annoncer la création de quelques 350 places d’hébergement à Toulouse.
Une nouvelle soulageante mais complètement insuffisante au vue des 4 200 personnes à la rue ou vivant dans des conditions d’extrême précarité à Toulouse !
La préfecture prévoit de nouvelles places dans le centre d’hébergement de la Roseraie, l’ouverture d’autres sites ainsi que la mobilisation d’hôtels.

Au lieu d’appliquer la loi de réquisition, la préfecture choisit d’entasser des personnes nécessiteuses en hôtels et centres surpeuplés !
Ces mesures sont prises dans l’urgence et n’assurent aucune pérennité aux personnes concernées !
L’info fait bonne presse à la préfecture de Haute-Garonne mais les besoins sont beaucoup plus nombreux !  Nous rappelons que la Préfecture à des obligations de RÉSULTATS en terme d’hébergement et qu’Emmanuelle Wargon demandait le 3 novembre dernier à tous les Préfets de France une mise à l’ abris générale de toutes les personnes sans abris !

Et pourtant, lors de nos deux derniers rendez-vous à la Préfecture de Haute Garonne, celle-ci nous affirmait qu’elle ne disposait pas de places suffisantes pour héberger les familles du 36 rue Roquelaine et les étudiant.e.s du collectif des étudiant.e.s sans abris, qui sont pourtant toutes et tous reconnu.e.s prioritaires pour l’hébergement, et que c’est la Préfecture elle-meme qui dispose de la compétence pour l’Hébergement !
Si la préfecture respectait la loi durant l’année, les besoins ne seraient pas si importants pendant la trêve hivernale !

Il est donc plus urgent que jamais d’exiger :
– Un financement public massif pour la construction de logements TRES sociaux (PLAI)
– La taxation des plus values de spéculation immobilière et du logement cher et l’arrêt de toute ponction sur les fonds du logement social
– Un moratoire des procédures d’expulsion
– La revalorisation des APL
– L’application de la loi de Réquisition par la Mairie de Toulouse et la Préfecture
– De manière générale : le respect du droit au logement et l’application de la loi DALO

 
Un Toit C’est Un Droit !
Le DAL31
18/11/20



L’article d’annonce des ouvertures de place par la Préfecture
Cliquez ici

300 000 SDF en 2020 ! Bienvenue en France !

Version textuelle  :

Automne 2020

Situation des personnes sans domiciles : Bienvenue en France !

 
 
«Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans abri. Le gouvernement s’est beaucoup engagé ces derniers mois dans cette direction a beaucoup amélioré les choses, mais il y a encore des situations qui ne sont pas acceptables. Que je n’accepte pas davantage que vous. Nous continuerons donc l’effort indispensable pour réussir à pleinement respecter l’engagement que j’ai moi-même pris devant vous. Comptez sur ma détermination entière en la matière.»
Emmanuel Macron, 31 Décembre 2017
 
C’était il y a maintenant presque deux ans, Emmanuel Macron avait promis, lors de ses vœux pour l’année 2018, un domicile aux sans abris et de nouveaux logements pour les locataires de logements en état d’insalubrité. 
 
Quel en est-il de cette promesse, aujourd’hui, à l’automne 2020 ?
 
Près de 300 000 personnes sans domiciles en France
 
 
Selon les estimations de la fondation Abbé Pierre, ce serait bel et bien près de 300 000 personnes qui serait aujourd’hui sans-logis sur le territoire national. Loin de sa promesse de mettre un terme au sans-abrisme, Emmanuel Macron, semble en avoir accentué la gravité au cours de son mandat. Face à cet échec, c’est donc une fois de plus à la solidarité de prendre le relai, comme le dit le délégué général de la fondation :
 « On ne se sauvera pas les uns sans les autres. »
 
 
La crise de la COVID-19, un facteur aggravant ?
 
 
Il serait pertinent de penser que gérer la crise causée par le virus SARS-CoV-2 soit prioritaire vis-à-vis de la lutte pour l’accès à un toit en France, néanmoins, selon une enquête menée par Médecins sans frontières, Epicentre et l’Institut Pasteur sur le sujet, il semblerait que pour lutter efficacement contre la COVID, une lutte pour l’hébergement de masse soit nécessaire !
 
« Il ne faut pas que les dispositifs d’urgence qui permettent de mettre à l’abri temporairement des personnes sans hébergement, notamment à l’approche de la période hivernale, contribuent à créer de nouveaux foyers de contamination »,alerte Corinne Torre, cheffe de mission en France pour MSF.
 
L’hiver approchant et au vu des alertes lancées par ces diverses associations et fondations, il semblerait que la lutte pour l’obtention d’un domicile pour tous.te.s soit plus préoccupante que jamais.
 
 
Exigeons ensemble :
 
– Un financement public massif pour la construction de logements TRES sociaux (PLAI)
– La taxation des plus values de spéculation immobilière et du logement cher et l’arrêt de toute ponction sur les fonds du logement social
– Un moratoire des procédures d’expulsion
– La revalorisation des APL
– L’application de la loi de Réquisition par la Mairie de Toulouse et la Préfecture
– De manière générale : le respect du droit au logement et l’application de la loi DALO
 
Un toit c’est un droit !
 
 
 
Faire un don pour soutenir notre lutte : http://daltoulouse.org/?p=715

Communiqué DAL31 : avant de confiner, relogez !

CP-DAL

 

 

Version textuel :

AVANT DE CONFINER, RELOGEZ !

 
Mercredi 28  et jeudi 29 octobre, Emmanuel Macron et son gouvernement ont annoncé un reconfinement. A la suite du confinement de Mars, les dirigeants français se disent instruits des enseignements de la première vague et investis d’une mission de protection de la population. Néanmoins, derrière des annonces appelant à la « solidarité nationale«  se cache une réalité impitoyable : celle des mal logé.e.s, des sans logis et des locataires précaires.
 
Malgré l’annonce du 3 novembre d’Emmanuelle Wargon, demandant aux Préfets de France « d’ouvrir autant de places que nécessaire pour une mise à l’abri générale », le PIAO (115) n’est pas en capacité de fournir un hébergement aux personnes sans-logis. Ceci expose ses personnes :
 
A vivre dans des conditions d’hébergement ne respectant pas les normes d’habitabilité[1], des hôtels et des foyers dans lesquels doivent cohabiter dans d’uniques pièces des familles avec enfants ou plusieurs personnes isolées. 
 
Des risques de contamination à la Covid-19 plus élevée que le reste de la population en raison de leurs conditions de travail exposées et de leur condition d’hébergement [2]
 
Et une situation de risques plus élevée que le reste la population, due à leurs emplois souvent précaires, en effet,
 “Les personnes appartenant au cinquième de la population ayant les revenus les plus faibles ont, toutes choses égales par ailleurs, une fois et demie plus de risques d’avoir une de ces comorbidités que les personnes appartenant au cinquième de population ayant les revenus les plus élevés” [3]
 
De plus, les mal logé.e.s et sans logis, déjà soumis.e.s à des pressions quotidiennes dues à l’insalubrité de leur lieux de vie : Air rendu irrespirable par l’humidité, rats, nuisibles tels que les punaises de lit, pressions des marchands de sommeil si ils-elles dénoncent leurs conditions d’habitations ou tardent à payer leur loyer et aux conflits intra-familiaux, se verront également confronté.e.s à des complications dues aux décisions de l’Etat français :
 
Durant le mois de novembre, de nombreuses personnes se verront convoquées au tribunal en vue d’être expulsées de leur logement en 2021;
Condition d’accès au chômage récemment modifiées compliquant l’accès à cet aide ;
Amendes de 135€ car ils-elles vivent à la rue ou ne possèdent pas de moyen d’obtenir et de présenter d’attestations de sortie ;
Diminution de 3,2 milliards d’euros sur le budget des APL programmées en 2021 dans le cadre de la loi finance, main basse sur le 1% logement [4] ;
Criminalisation des occupants sans titre de logements vacants.
 
Le Droit Au logement 31 appelle à la mobilisation des sans logis, des mal-logé.e.s et des locataires qui payent le lourd tribut du COVID, tandis que d’autres fuient l’épidémie avec leur avion particulier, pour manifester même pendant le confinement et exiger :
– L’application de la loi de réquisition alors que 3,1 millions de logements sont vacants; 
– Le respect et l’application de la loi DALO et du Droit à l’hébergement jusqu’au relogement stable, décent et accessible; 
– La révision du projet d’ordonnance sur le logement indigne en vue de renforcer les droits des victimes et leur protection; 
– Un moratoire des procédures d’expulsion
– L’effacement des dettes de loyer et d’accession à la propriété
– Le rétablissement et le renforcement des APL en HLM
– Un financement public massif pour produire de vrais logements sociaux (PLAI) , l’abandon de toute ponction sur les fonds du logement social
– La baisse des loyers dans le secteur locatif privé et une police du logement pour vérifier le bon respect des droits des locataires tels que l’encadrement, le gel des loyers à la relocation, la décence du logement et la bonne qualité des nouveaux logements et des réhabilitations thermiques de plus en plus bâclées…
– La taxation des plus-values tirées de la spéculation immobilière et du logement cher.
 
Nous exigeons également, au vu du contexte sanitaire, le relogement digne et pérenne pour les familles du 36 rue roquelaine. Nous exigeons le relogement des 11 étudiant-e-s sans-abris et de nos deux adhérent-e-s locataires récemment expulsé-e-s qui sont toujours sans solution. Alors que le gouvernement met la priorité sur l’ouverture des écoles et collèges, sur sa « grande mission » protectrice, les pouvoirs locaux feraient mieux de mettre leur priorité à reloger dignement. Encore plus pour des situations qui sont connus des service préfectoraux. Faire la sourde oreille ne règle rien mais montre bien le côté peu humain de ces services.
Ce qui est indigne, c’est cette politique hypocrite. Comment se confiner sans toit ? Comment se confiner dans un logement vétuste ?
 
Un toit c’est un droit !
 
Le DAL31
06-11-20
 
 
[1] Le surpeuplement est calculé de la manière suivante : 9m2 pour un personne, 16m2 pour 2 personnes, et 9 m2 par personne supplémentaire.
 
 
[3]Dossier de la DREES sur la question: https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dd62.pdf
 
[4] L’argent du 1% logement, principal financeur de la production nouvelle de HLM est convoité par l’état pour combler les baisses d’impôts des riches et les largesses faites aux entreprises sans contrôle.

 

 

Communiqué suite à la rencontre avec la préfecture pour les familles du 36 rue roquelaine

FAUT-IL PROPOSER UNE FORMATION A LA PRÉFECTURE DE HAUTE-GARONNE POUR QU’ELLE DAIGNE RESPECTER LES LOIS EN MATIÈRE D’HÉBERGEMENT ?!

Après l’action banderole et le rassemblement de jeudi dernier pour le relogement des familles du 36 rue roquelaine, une rencontre entre le DAL31 et la préfecture avait lieu vendredi afin d’entamer des négociations. Voici notre retour :

Vendredi 30 octobre, après presque 10 mois de lutte, les familles de la Réquisition du 36 rue Roquelaine et le DAL 31 ont enfin été reçu par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) de la Préfecture de Haute-Garonne. Mais notre enthousiasme a vite laissé place à l’indignation, malgré quelques avancées sur certaines situations, laissant entrevoir que la lutte commence à payer !

Alors que les informations concernant les familles lui ont été communiquées dès le 19 janvier dernier, la Préfecture a semblé découvrir les situations des familles. Aucune proposition n’a été faite et la DDCS a renvoyé la balle à d’autres, oubliant qu’elle seule avait la compétence de l’hébergement et qu’elle avait à ce titre, des obligations de résultats et non de moyens en terme d’hébergement !

La Préfecture semble également oublier que toutes les familles ont fait de nombreuses démarches et ont toutes été reconnues prioritaires pour l’hébergement. Elle ne semble pas plus préoccupée par les différents procès en cours pour exiger d’elle qu’elle respecte la loi, par les décisions de justice qui condamnent son inaction, ni par l’astreinte de 11 350 euros qui vient de lui être imposée pour ne pas avoir rempli ses obligations pour l’une des familles de la réquisition !

La question, contrairement à ce qu’affirme la préfecture, n’est pas sur la possession de papiers français ou non de certain-es habitant-e-s. La préfecture se doit légalement de les loger quelque soit leur situation administrative. A la phrase « Je représente l’Etat, et je ne vous laisserai pas poser d’ultimatum à l’Etat » que nous a sortie la représentante de la préfecture face à notre intention de continuer de lutter (rappelant la fameuse citation « l’Etat c’est moi ! »), il faudrait lui rappeler que l’Etat doit appliquer ses lois avant tout. Toutes, pas juste celles qui l’arrange. Et donc l’hébergement également !

Enfin, le 27 novembre prochain aura lieu le procès d’expulsion de la Réquisition, attaquée par le Ministère des Finances lui-même ! Interpellée à ce sujet lors de ce même rendez-vous, la Préfecture n’a pas souhaité se positionner sur ce sujet. Ne manquant pas de rappeler l’illégalité de cette occupation, elle en a encore oublié sa propre illégalité en matière d’hébergement !

Cela a assez duré ! Dix mois de silence! Dix mois d’inaction! Dix mois de mépris! Dix mois d’illégalité! STOP !

RELOGEMENT IMMÉDIAT DES FAMILLES DE LA RUE ROQUELAINE,

Un Toit C’est Un Droit !

Le Collectif Un Toit Pour Apprendre

03/11/20

Bons solidaires : une étape mais pas suffisant !

En ce début de deuxième confinement, le département de Haute Garonne a décidé de renouveler le dispositif des Bons solidaires : des bons de 150 à 300 euros (selon la situation des personnes) sont octroyés aux personnes (et familles) isolées, précarisées par la situation actuelle et résidentes en Haute Garonne. Les bons sont délivrés sous forme de titres de paiement nominatifs pour des achats de première nécessité. Enfin, il est possible de faire jusqu’à 3 demandes par an. La demande se fait sur le site du département en remplissant le rapide formulaire en ligne.
 
Au niveau du DAL31 on tient à dire :
– ça va dépanner un petit peu les précaires donc merci..
– mais les sans-logis et mal-logé.e.s attendent plus que des aides ponctuelles, iels réclament la construction de plus de logements abordables et une revalorisation des APL alors que 3,2 milliards de ponctions sur les APL sont programmées pour 2021 dans la loi de finance, que le 1% logement est ponctionné par le gouvernement, et que les occupants sans titre de logements vacants sont criminalisés
 
 

NON AUX EXPULSIONS PENDANT L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE !

EXPULSION – Toutes les expulsions sont indignes, celle-ci dépasse entendement !
Vendredi, on vous alertait sur la situation d’Ali, 70 ans, expulsé mardi 20/10 de son logement social sur décision de la Préfecture alors que l’état d’urgence sanitaire est prolongé et qu’il est considéré comme une personne « à risque » !

• Le 115 n’a pas d’hébergement, sur-saturé en temps « normal », c’est pire encore actuellement suite aux fermetures des centres d’hébergement d’urgence pour cause de pandémie.
• Ali dort à hôtel, cela lui coûte 36€ la nuit, il ne pourra pas tenir longtemps. Toutes ses affaires sont dans son logement dont la porte est soudée, il n’a plus aucun repère. Il passe une partie de ses journées à chercher sur le site internet Le Bon Coin un logement dans le parc locatif privé, sans succès … Il a un carnet pleins d’annonces.

➡️ Nous attendons du préfet de l’Occitanie l’application de la loi L345-2 et L345-2-2 du code de l’action sociale et des familles : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique OU sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ».

➡️ Nous attendons une réponse de son ex-bailleur social Les Chalets qui n’a pas totalement fermé la porte à une nouvelle proposition de logement

COMMUNIQUÉ  DE PRESSE DU DAL31 : Pour respecter un couvre feu, il faut un toit et qu’il soit digne !

 
Alors que l’État engage des mesures hautement restrictives pour les libertés individuelles en instaurant un couvre feu, la préfecture, avec le soutien des mairies de Blagnac et de Toulouse, décide de jeter à la rue des dizaines de familles. À ce jour, aucune solution pérenne n’a été évoquée pour reloger ces personnes. Il en va de même pour les habitant-e-s du 36 rue Roquelaine, dont la situation et la promiscuité les exposent de façon dangereuse à la Covid. Ou encore les 11 étudiant-e-s sans abris qui luttent actuellement pour trouver un logement !
 
Jeudi 15 octobre, le personnel hospitalier défilait dans la rue pour dénoncer le manque de moyens face à l’épidémie. Dans le même temps, l’État annonçait des milliers de renforts dans les rangs de la police. Face à la situation sanitaire qui se dégrade dans la région toulousaine, la préfecture et les pouvoirs locaux ont sciemment décidé de mettre en danger des dizaines de familles en les expulsant des logements temporaires qu’elles occupaient, peu avant le début de la trêve hivernale. 
Ces personnes déjà en situation de grande précarité se retrouvent donc en position de vulnérabilité, dans l’urgence et sans accès aux soins, et ce en plein couvre-feu dont l’utilité pour lutter contre l’épidémie est discutable.
La priorité du gouvernement et des pouvoirs publics est donc claire : il faut continuer d’aller travailler en empruntant des transports bondés, quitte à risquer une contamination. Dans le même temps, peu de décisions sont prises pour lutter contre la pauvreté, la précarité et le manque de moyens dans le domaine de la santé !
 
Comment peut-on exiger de personnes sans logis qu’elles respectent un couvre-feu ?
Quelles solutions les pouvoirs publics mettent-ils sur la table pour reloger ces personnes et ainsi les protéger d’une contamination ? Comment demander à des mal-logéEs de rester confiner dès 21h dans des appartements insalubres et exiguës ?
 
 
Face à une situation sanitaire d’une ampleur inédite, le gouvernement doit cesser sa politique d’exclusion des plus précaires. Le DAL 31 exige donc :
 
l’arrêt immédiat des expulsions
la réquisition de toute urgence des logements et locaux inoccupés
des mesures budgétaires : rétablissement des APL, moratoire sur les loyers impayés, création d’un fonds d’aide aux impayés de 2 milliards d’euros
– l’abandon des mesures anti-squat de logements et locaux vacants. Pas de sans-logis en prison ! 
– de véritables mesures pour lutter contre l’épidémie, une politique cohérente, enfin !
Un Toit c’est un droit ! Couvre-feu ou non ! Covid ou pas !
 
DAL31
17/10/20

Communiqué : la ministre du logement à Toulouse pour appuyer un projet sans logements très sociaux ni écologie !

 
Le collectif NON au Gratte Ciel de Toulouse et le DAL Toulouse31 tiennent à donner leur position face à ce projet de Tour Occitanie et aux de la ministre du logement à Toulouse lors de sa venue à Toulouse (cf. l’article de La Dépêche).
 
 
LA MINISTRE DU LOGEMENT A TOULOUSE POUR APPUYER UN PROJET SANS LOGEMENTS TRES SOCIAUX NI ECOLOGIE !
 
Nous avons pris note des positions de la ministre du logement sur la Tour Occitanie et l’aménagement du quartier de la gare Matabiau dans cet article de la Dépêche. On conférence de presse est prévue cet après midi, il nous semble que certaines informations – importantes – ne lui ont pas été communiquées.
Tout d’abord, le « projet » à la signature n’est pas un projet global mais plutôt une « déclaration d’intention » de développement d’un quartier, au sens où il n’existe pas actuellement de plan global des futures constructions (autres que celui de la tour Occitanie). Les hauteurs maximum acceptables ont d’ailleurs été réduites, suite à la dernière enquête publique, faisant ainsi mentir le concept de nécessité absolue de construire haut pour maîtriser les emprises au sol !
 
Des logements, dit logements sociaux, encore à définir, seront répartis sur tout le domaine à aménager sans qu’on ait eu jusqu’à présent de garantie que des logements à louer, destinés aux toulousains les plus précaires (de type PLAI) font partie du projet et dans une proportion suffisamment notable pour absorber un peu du besoin des plus de 20 000 demandeurs modestes. Ce point majeur du point de vue social nous semble important à fixer avant toute acceptation « en aveugle » que ce soit.
 
Quant au projet de la tour Occitanie, notons que la tour elle-même n’abritera pas de logements sociaux, ni de parking d’ailleurs, sa conception dispendieuse (dont des jardins d’altitude de définition critique quant à leur résistance aux vents violents) et les coûts de son entretien ne le permettent pas. Le PLU a été modifié dans ce sens, et un premier recours en justice contre ces modifications est en cours, porté par Non au gratte-ciel de Toulouse, les Amis de la Terre 31, France Nature Environnement 31 et le DAL 31. Un second recours en justice concerne également des anomalies, notamment environnementales, du fait de l’extrême hauteur du bâtiment, relevées dans le permis de construire accepté un peu rapidement par la Mairie.
 
Et nous sommes surpris – voire véritablement choqués – d’entendre le Ministre donner ouvertement son support à un projet privé, comme le maire nous l’a répété à l’envi ces dernières semaines, qui est encore soumis à procédure judiciaire.
 
12/10/20
Non au Gratte-Ciel de Toulouse
DAL31

Lettre ouverte au maire de Toulouse sur le relogement de La Grave

M. JEAN-LUC MOUDENC, RELOGEZ LE CENTRE SOLIDAIRE ABBÉ PIERRE, LE DAL 31 ET LES HABITANT-E-S !

 
Alors que les travaux portés par Kaufman & Broad ont commencé dans l’enceinte de l’hôpital La Grave, le pavillon Nanta qui abrite des personnes sans-logis, mais aussi les locaux du Centre Solidaire Abbé Pierre (CSAP) et du Droit Au Logement 31 (DAL 31) n’échappera pas à sa destruction.

Avant les élections municipales, des négociations entre le CHU de Toulouse, la Mairie de Toulouse, le CSAP et le DAL31 avaient abouti à un accord concernant le relogement des deux associations et des habitant-e-s. Pour le relogement des associations, un bâtiment avait été proposé et des travaux envisagés. La convention de relogement était alors sur le point d’être signée.

Or, depuis les élections, et après avoir ignorées nos nombreuses sollicitations, nous apprenons, en interpellant directement un élu, que ce n’est plus l’adjoint au Maire en charge de la cohésion sociale et des solidarités qui s’occupe du suivi de ce dossier mais M. Jean-Luc Moudenc lui-même qui semble bloquer la signature de la convention !

En plus des services qu’il propose pour les personnes les plus précaires (cours de Français Langue Étrangère, point d’écoute psychologique, danse, sophrologie…), le CSAP permet également à de nombreuses associations toulousaines d’exister en leur proposant des locaux. Le DAL31 milite quant à lui pour le droit à l’hébergement et au logement et accompagne de nombreuses personnes et familles à la rue ou mal logées.

Comment prendre au sérieux les considérations de M. Jean-Luc Moudenc, qui saluait le travail des associations pendant la période de confinement, alors qu’il ne leur permet pas d’effectuer leurs missions sereinement ?

Nous demandons à M. Jean-Luc Moudenc de bien vouloir signer la Convention pour laquelle nous avions trouvé un accord avant les élections municipales et finaliser le protocole de relogement des habitant-e-s de la réquisition Abbé Pierre.


28/09/2020
Le Centre Solidaire Abbé Pierre
Le DAL31