Communiqué : la ministre du logement à Toulouse pour appuyer un projet sans logements très sociaux ni écologie !

 
Le collectif NON au Gratte Ciel de Toulouse et le DAL Toulouse31 tiennent à donner leur position face à ce projet de Tour Occitanie et aux de la ministre du logement à Toulouse lors de sa venue à Toulouse (cf. l’article de La Dépêche).
 
 
LA MINISTRE DU LOGEMENT A TOULOUSE POUR APPUYER UN PROJET SANS LOGEMENTS TRES SOCIAUX NI ECOLOGIE !
 
Nous avons pris note des positions de la ministre du logement sur la Tour Occitanie et l’aménagement du quartier de la gare Matabiau dans cet article de la Dépêche. On conférence de presse est prévue cet après midi, il nous semble que certaines informations – importantes – ne lui ont pas été communiquées.
Tout d’abord, le « projet » à la signature n’est pas un projet global mais plutôt une « déclaration d’intention » de développement d’un quartier, au sens où il n’existe pas actuellement de plan global des futures constructions (autres que celui de la tour Occitanie). Les hauteurs maximum acceptables ont d’ailleurs été réduites, suite à la dernière enquête publique, faisant ainsi mentir le concept de nécessité absolue de construire haut pour maîtriser les emprises au sol !
 
Des logements, dit logements sociaux, encore à définir, seront répartis sur tout le domaine à aménager sans qu’on ait eu jusqu’à présent de garantie que des logements à louer, destinés aux toulousains les plus précaires (de type PLAI) font partie du projet et dans une proportion suffisamment notable pour absorber un peu du besoin des plus de 20 000 demandeurs modestes. Ce point majeur du point de vue social nous semble important à fixer avant toute acceptation « en aveugle » que ce soit.
 
Quant au projet de la tour Occitanie, notons que la tour elle-même n’abritera pas de logements sociaux, ni de parking d’ailleurs, sa conception dispendieuse (dont des jardins d’altitude de définition critique quant à leur résistance aux vents violents) et les coûts de son entretien ne le permettent pas. Le PLU a été modifié dans ce sens, et un premier recours en justice contre ces modifications est en cours, porté par Non au gratte-ciel de Toulouse, les Amis de la Terre 31, France Nature Environnement 31 et le DAL 31. Un second recours en justice concerne également des anomalies, notamment environnementales, du fait de l’extrême hauteur du bâtiment, relevées dans le permis de construire accepté un peu rapidement par la Mairie.
 
Et nous sommes surpris – voire véritablement choqués – d’entendre le Ministre donner ouvertement son support à un projet privé, comme le maire nous l’a répété à l’envi ces dernières semaines, qui est encore soumis à procédure judiciaire.
 
12/10/20
Non au Gratte-Ciel de Toulouse
DAL31

Stop aux punaises de lit !

Vidéo Benoît Maestre (http://www.lucioleprod.fr)

La ministre a annoncé le 6 octobre 2020 un plan d’action avec des propositions concrètes pour lutter contre le fléau des punaises de lit qui touche de nombreuses personnes.

Ce qu’on propose :

1) la reconnaissance qu’il s’agit d’un problème de SANTE PUBLIQUE et prise en charge des diagnostics et traitements par les pouvoirs publics 

2) un fonds d’urgence

3) un vrai plan national d’ERADICATION

4) un fond national de PRÉVENTION

5) l’Interdiction d’employer des produits chimiques (toxique et inefficace)

6) l’encadrement des entreprises et services publiques de désinsectisation

7) la prise en charge des intervention pour les propriétaires modestes

8) un fonds d‘indemnisation pour les personnes précaires ayant jetés leur mobilier

9) un service de ramassage des meubles infectés

10) Mise en place au niveau national d’un système de recueil des situations d’infestation par les punaises de lit afin d’avoir une vision réelle de la propagation (cartographie) 

 

Le DAL 31 possède une machine à vapeur sèche haute pression (jusqu’à 180°C ). Nous mettons actuellement en place un groupe d’utilisateur.trice.s, si vous êtes concerné.e.s contactez-nous au 0749143735 (Laurence)

Communiqué Toulouse 2031 : Parc des Expositions « Meett » : Des centaines de millions d’euros d’argent public gaspillés ?

Crise du COVID oblige, c’est presque en catimini que le nouveau Parc des Expositions d’Aussonne « Meett » est inauguré en ce mois de septembre 2020. On sera loin des images publicitaires que l’on nous avait annoncé pour un Parc des Expos de jauge internationale. Et avec la crise du transport aérien,  c’est tout le pari de ce type de parc en connexion avec l’aéroport qui est en faillite.
La Commission d’enquête avait conclu en 2013 que le dossier ne contenait aucune justification économique et que Toulouse ne s’était pas posée la question de savoir si son projet ne risquait pas de mettre en difficulté les parcs d’expositions de Bordeaux et de Montpellier ; la politique de concurrence entre métropoles s’avère coûteuse et contre productive
De nombreux Toulousains se demandent si le projet a été surdimensionné, s’il n’aurait pu être développé par étapes successives et ainsi coûté beaucoup moins cher aux contribuables de Toulouse Métropole, du Département de Haute Garonne et de la Région Occitanie en adaptant les dépenses aux besoins réels ? 
Voici les chiffres annoncés au public il y a déjà bien des années du montant du projet : 311 millions d’euros, dont 199 millions financés par Toulouse Métropole, 45 millions par la Région et autant par le Conseil Départemental, et 22 millions par Tisséo pour les aménagements d’accès par la ligne de tramvay qui ne desservira que quelques usagers hors des périodes de Salons et d’expos ; ceux -ci seront- ils en nombre suffisant et attireront-ils autant de visiteurs et de décideurs que l’ancien Parc des Expos du Ramier en plein cœur de la Ville de Toulouse ?

Des questions, il y en a beaucoup qui viennent à l’esprit des citoyens, qui souhaiteraient recevoir des réponses précises :

  • Pourquoi Toulouse a-t-elle fait le choix de surdimensionner ce projet alors que d’autres villes françaises comme Strasbourg qui avait au départ des ambitions similaires, [ou Lille, dont le projet d’extension du Parc Saint-Sauveur (40.000 mètres carrés) a, lui, été repoussé] ont eu la prudence bien avant la crise du Covid 19 de revoir le volume des investissements publics à la baisse
  • Nous craignons un fort engorgement automobile autour de cette zone si des mesures alternatives ne sont pas installées, en plus de la ligne de tramway, que seuls quelques usagers utiliseront en dehors des périodes de Salons et d’expos : réseau de transports en commun connecté vers les autres communes, co-voiturage accompagné, schéma cyclable cohérent, etc.
  • Alors que la Foire de Toulouse annoncée mettra en avant une « green attitude », on remarque que parmi les premières manifestations se dérouleront 2 expositions  très « monde d’avant » avec les salons du camping-car et d’Auto-moto classique, après certes celui « Vivre nature » … 
  • Le montant de 311 millions d’euros initialement prévu a-t-il été réellement tenu et les autorités peuvent-elles garantir que cette somme n’a pas déjà été dépassée ? En résumé, combien les contribuables ont-ils dépensé pour ce projet jusqu’à ce mois de septembre 2020 ?
  • Reste-t-il d’autres investissements à financer dans le seul Parc des Expos ? Comme par exemple le Centre des Conventions ? Autrement dit , la facture va-t-elle encore s’alourdir ?
  • La facture va-t-elle encore s’alourdir avec les inévitables déficits structurels de fonctionnement du « Meett » pendant des décennies ? quid des contrats de délégation passés avec « GL Events » une société controversée qui a  créé une filiale « Toulouse Evenements » qui réclamait encore récemment des aides financières pour équilibrer les comptes de fonctionnement de ce Parc ?
  • Où en sont les mirobolants projets annexes annoncés : hôtels, restaurations, commerces, activités industrielles et de services ?
  • Où en est-on sur le retour de ces investissements colossaux ? La réponse à cette question ne pourra pas être entièrement donnée ces jours-ci mais ce qui.parait probable, c’est que Toulouse aurait pu choisir de développer ce Parc par phases ou saisir l’opportunité de reconstruire un Parc d’Expositions rénové et végétalisé sur une île du Ramier totalement verte idéalement situé en centre ville et à l’échelle du tissu agroalimentaire, artisanal, industriel et culturel de la région toulousaine.

Nous souhaitons que cet exemple manifeste de gaspillage de l’argent public ne se répète pas avec de futurs projets mal conçus, mal calibrés, voire inutiles.
C’est pour cela que dès maintenant et dans les prochaines années, il faudra faire un travail d’inventaire précis de la la manière dont a été mené ce projet « Meett », de ses coûts et de l’ampleur réel de ses retombées.

Associations Toulouse 2031 signataires :

  • Non au gratte-ciel de Toulouse-Collectif pour un urbanisme citoyen / Contact Richard Mébaoudj 07 81 80 44 78
  • Autate / Contact Marie-Pierre Bès 07 81 26 81 09
  • Droit au Logement 31- Dal 31 / Contact Laurence Kantzer 07 49 14 37 35

 

Au Droit Au Logement, nous souhaiterions que les budgets de la métropole soient davantage investis pour améliorer la qualité de vie des toulousain.e.s sans logement ou mal logé.e.s. L’urgence et le besoin des 30 000 familles en demande d’un logement social est à la construction et à la rénovation énergétique et écologique pas aux infrastructures d’apparats.