Communiqué suite à la rencontre avec la préfecture pour les familles du 36 rue roquelaine

FAUT-IL PROPOSER UNE FORMATION A LA PRÉFECTURE DE HAUTE-GARONNE POUR QU’ELLE DAIGNE RESPECTER LES LOIS EN MATIÈRE D’HÉBERGEMENT ?!

Après l’action banderole et le rassemblement de jeudi dernier pour le relogement des familles du 36 rue roquelaine, une rencontre entre le DAL31 et la préfecture avait lieu vendredi afin d’entamer des négociations. Voici notre retour :

Vendredi 30 octobre, après presque 10 mois de lutte, les familles de la Réquisition du 36 rue Roquelaine et le DAL 31 ont enfin été reçu par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) de la Préfecture de Haute-Garonne. Mais notre enthousiasme a vite laissé place à l’indignation, malgré quelques avancées sur certaines situations, laissant entrevoir que la lutte commence à payer !

Alors que les informations concernant les familles lui ont été communiquées dès le 19 janvier dernier, la Préfecture a semblé découvrir les situations des familles. Aucune proposition n’a été faite et la DDCS a renvoyé la balle à d’autres, oubliant qu’elle seule avait la compétence de l’hébergement et qu’elle avait à ce titre, des obligations de résultats et non de moyens en terme d’hébergement !

La Préfecture semble également oublier que toutes les familles ont fait de nombreuses démarches et ont toutes été reconnues prioritaires pour l’hébergement. Elle ne semble pas plus préoccupée par les différents procès en cours pour exiger d’elle qu’elle respecte la loi, par les décisions de justice qui condamnent son inaction, ni par l’astreinte de 11 350 euros qui vient de lui être imposée pour ne pas avoir rempli ses obligations pour l’une des familles de la réquisition !

La question, contrairement à ce qu’affirme la préfecture, n’est pas sur la possession de papiers français ou non de certain-es habitant-e-s. La préfecture se doit légalement de les loger quelque soit leur situation administrative. A la phrase « Je représente l’Etat, et je ne vous laisserai pas poser d’ultimatum à l’Etat » que nous a sortie la représentante de la préfecture face à notre intention de continuer de lutter (rappelant la fameuse citation « l’Etat c’est moi ! »), il faudrait lui rappeler que l’Etat doit appliquer ses lois avant tout. Toutes, pas juste celles qui l’arrange. Et donc l’hébergement également !

Enfin, le 27 novembre prochain aura lieu le procès d’expulsion de la Réquisition, attaquée par le Ministère des Finances lui-même ! Interpellée à ce sujet lors de ce même rendez-vous, la Préfecture n’a pas souhaité se positionner sur ce sujet. Ne manquant pas de rappeler l’illégalité de cette occupation, elle en a encore oublié sa propre illégalité en matière d’hébergement !

Cela a assez duré ! Dix mois de silence! Dix mois d’inaction! Dix mois de mépris! Dix mois d’illégalité! STOP !

RELOGEMENT IMMÉDIAT DES FAMILLES DE LA RUE ROQUELAINE,

Un Toit C’est Un Droit !

Le Collectif Un Toit Pour Apprendre

03/11/20

Pour marque-pages : Permaliens.

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